27/05/2017

Les relations Suisse-U.R.S.S au moment de la publication

Après la mise en place du pacte germano-soviétique et l'éclatement de la guerre finno-soviétique en 1939, la Suisse n'eut plus aucune intention de reconnaître l'URSS. En novembre 1940, le parti communiste suisse est interdit, de même que l'Association des amis de l'Union soviétique et tous les groupements du même type.

En raison d'intérêts économiques mutuels, des négociations directes eurent lieu au début de 1941 à Moscou qui aboutirent à un accord confidentiel sur les échanges compensatoires de marchandises entre la Suisse et l'URSS : cela signifiait qu'il y avait bien des relations qui recommençaient.

A partir du moment ou l'Allemagne se positionna contre l'URSS en juin 1941, les liens suisses (concernant des créances) avec cette dernière déplurent au gouvernement russe. Celui-ci voulait établir de véritables relations avec la Suisse et cela ne pouvait pas se faire si les accords sont de natures à être seulement économiques et cachés, en plus du fait que la Russie exigeait de la Suisse qu'elle cesse ses relations avec l'Allemagne. En 1944, la Suisse ne put parvenir à mener des négociations directes avec l'URSS, malgré les réussites militaires russes qui laissaient présager une plus grande tolérance de ces derniers envers la Suisse et ses relations diplomatiques. Mais le dialogue ne reprit pas en raison d'une mauvaise communication, le gouvernement russe estimant que la diplomatie suisse s'était refusée à reconnaitre son rôle dans la lutte contre le nazisme. 

1944, est - en plus d'être l'année de publication de notre ouvrage - aussi l'année de création d'une première association entre l'URSS et la Suisse depuis les interdictions : la Société pour la promotion et le maintien de relations normales entre la Suisse et l’URSS (Gesellschaft zur Förderung und Pflege normaler Beziehungen zwischen der Schweiz und der Sowjetunion).

Cette société cherche surtout à faire en sorte que le Conseil fédéral redouble d'efforts pour renouer des relations diplomatiques avec un pays qui a une place incontournable sur la scène internationale à présent. Sous forme d'une pétition en faveur de ces revendications, l'association obtint la même année 120000 signatures en un temps record. Au printemps 1945, les plaintes se multiplièrent à propos des mauvaises conditions de vie offertes à près de 10 000 internés soviétiques, réfugiés en Suisse après s'être échappés des camps de détention allemands (ces plaintes ont été relayées par la revue Traits par exemple).

La Suisse n'a pourtant pas eu de représentation diplomatique à Moscou avant 1946.

A partir de 1950, les voyages en groupe organisés vers l'U.R.S.S, organisés par l'Association Suisse-U.R.S.S (dont Maurice Ducommun est le secrétaire en 1944) ce sont multipliés. Tous les départs de Suisses vers l'Union Soviétique (la plupart du temps, c'était des cadres du parti communiste suisse qui partaient) étaient hautement surveillés. En terme général, les mouvements ouvriers suisses font l'objet d'une attention toute particulière. La lutte contre le communisme était à la fois entretenue par l'Etat que par des particuliers de la droite bourgeoise. 

 

Sources : http://www.miroirdumonde.ch/article/a-moscou-diplomates-e..., Popistes: histoire du Parti ouvrier et populaire vaudois, 1943-2001 Par Pierre Jeanneret https://books.google.fr/), Cent ans de police politique en Suisse, 1889-1989 publié par Association pour l'étude de l'histoire du mouvement ouvrier (https://books.google.fr), http://www.hls-dhs-dss.ch/Anticommunisme et http://www.hls-dhs-dss.ch/RussieSuisse

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